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Le Questionnaire de Proust

Sur la suggestion à peine voilée d’une amie très chère, voici donc ans plus attendre, un exercice auquel je ne m’étais pas encore livré. Chose étonnante…

Ma vertu préférée

L’honnêteté. Pas nécessairement celle de dire la vérité en toutes occasions, mais plutôt celle d’être fidèle à soi-même, et à la parole donnée.

La qualité que je préfère chez un homme/chez une femme

J’ai regroupée ces deux questions, car il ne m’apparaissait plus pertinent de les garder séparées. J’espère que Proust, qui avait lui même modifié le questionnaire original dont il s’est inspiré pour créer le ien, ne m’en voudra pas trop. La qualité que je préfère est la curiosité, le besoin de comprendre le monde qui nou entoure, et ses coulisses.

Ce que j’apprécie le plus chez mes amis

Qu’ils et elles soient capables de me supporter tel que je suis, ce qui n’était pas gagné d’avance.

Mon principal défaut

Pour comprendre ce défaut, il faut comprendre à quel point je suis terrorisé par les cafards. Il s’agit ici de cafards métaphoriques. Ils me terrorisent donc à tel point qu’il m’arrive souvent de passer, ou même de saboter activement, toute occasion d’être heureux, par peur de la fin de cette plus ou moins brève période de bonheur. Je fais ça de façon tellement abjecte que j’en blesse les personnes que j’aime par la même occasion, faisant ainsi d’une pierre, deux coups.

Mon occupation préférée

Dormir

Mon rêve de bonheur

Une cabane d’architecte dans la forêt canadienne pendant l’Été Indien, et en compagnie d’un être chèrement aimé.

Quel serait mon plus grand malheur ?

De n’avoir pas connu mon ami Paul

Ce que je voudrais être

Je voudrais être une peronne que l’on aime pour ce qu’elle est, quelqu’un dont la loyauté inspire une loyauté réciproque.

Le pays où je voudrais vivre

Je ne saurai me prononcer sur un État, mais quel que soit l’hémisphère, je voudrais vivre par delà le cercle polaire.

La couleur que je préfère

Comme Proust, je ferais une réponse de Normand. Je n’aime pas une couleur, mais leur harmonie entre elles. J’apprécie particulièrement les contrastes forts, voire violents, à base de teintes rouges, noires et blanches.

La fleur que j’aime

Les coquelicots, quand ils sont peints par Monet

L’oiseau que je préfère

Je ne sais pas me décider entre le Grand Corbeau (Corvus corax) et le Hibou Grand-Duc (Bubo bubo)

Mes auteurs favoris en prose

Ray Bradbury, George Orwell, Isaac Asimov, Robert Merle

Mes poètes préférés

Je lis très peu de poésie ou de vers e règle générale. J’aime beaucoup les styles de Shakespeare ou de Queneau

Mes peintres préférés

Fernand Léger, Georges Braque, Vincent Van Gogh

Mes Héros dans la vie réelle

Mon oncle, Randi Lee Harper, Zoe Quinn

Mes Héroïnes dans l’Histoire

Grace ‘Amazing Grace‘ Hopper

Mes noms favoris

J’aime beaucoup le prénom Antoine, de façon assez étrange. J’adore également le prénom gaélique Sinéad.

Ce que je déteste par dessus tout

Avoir tort

Personnage historique que je méprise le plus

Je ne me suis jamais vraiment posé cette question. Je suppose que quelqu’un comme Pierre Laval figurerait assez haut dans une telle liste si j’en possédais une.

Le fait militaire que j’admire le plus

La mutinerie

La réforme que j’estime le plus

La création du National Health System en Grande-Bretagne, au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale.

Le don de la nature que j’aimerais avoir

Je voudrais posséder des branchies qui me permettrait de respirer sous l’eau et d’y passer le plus clair de mon temps.

Comment j’aimerais mourir

Bien entouré.

État d’esprit actuel

Conflictuel, déboussolé, anxieux, mais motivé.

Fautes qui m’inspirent le plus d’indulgence

Celles qui découlent d’une ignorance qui n’est pas choisie

Ma devise

Si vis pacem para bellum

 


Henri

Avec un i, pas un y.

On clique sur la vidéo avant de continuer à lire…

Henri était le mari de Brigitte. Brigitte et Henri étaient nos voisins du dessus quand on habitait dans un appartement il y a, pfiou, presque vingt ans. Brigitte et Henri sont (pas tellement) naturellement devenus des amis de mes parents, et puis plus tard, de moi aussi un peu. Surtout Henri. Comment vous raconter Henri ? Chronologiquement peut être ? Je vais essayer.

Henri était fumeur, gros fumeur, alors naturellement, il sortait souvent sur le balcon. Souvent, je passais la tête par la fenêtre et j’appelais « Henri ? ». Et souvent il répondait « Qu’est-ce qu’il y a Antoine ? » Alors je disais bonjour, et il discutait cinq minutes avec moi, de balcon à balcon, comme on discute avec un enfant de même pas (mais presque) quatre ou cinq ans. J’aimais beaucoup Henri, et aussi quand on allait manger chez eux, ou que Brigitte et Henri et leurs filles venaient manger à la maison. Et puis on a déménagé, donc on les voyait moins souvent, mais on continuait de les voir, et j’aimais bien.

Moi je le savais pas, mais Henri buvait beaucoup. A tel point qu’un jour Brigitte est partie avec ses filles en disant qu’elles reviendraient quand la bouteille serait vide. Ça a pris quelques années, et pas mal d’aide de Brigitte aussi, mais Henri a quitté la bouteille et c’était chouette parce que du coup, je revoyais Henri quand on allait chez Brigitte, ou que Brigitte venait à la maison.

Henri, il m’a donné le goût de pas mal de chose, mais aussi et surtout de Gainsbourg, grand buveur devant l’éternel, mais surtout grand poète. C’est surtout pour ça qu’Henri l’aimait, le Serge, et moi aussi. D’où la bande son de ce billet.

Quand j’étais petit, mon papa m’a appris a joué aux échecs, et quand j’en avais marre de me faire battre par mon père, j’allais me faire battre par Henri. Et ça a continué longtemps.

Et puis comme Brigitte et Henri étaient très proches de mes parents, ils se rendaient mutuellement service. Comme par exemple m’offrir un toit l’espace d’un week-end parce que je partais en Ecosse quelques jours après qu’ils partent eux même, ailleurs. Et puis j’aimais bien Henri parce qu’il était un peu agoraphobe et que moi je n’aime pas trop sortir de ma comfort zone pour rencontrer d’autres personnes, donc à chaque fois qu’on était chez eux et qu’il y avait du monde, on se retrouvait dans notre coin et on rigolait ensemble, même si j’avais même pas quinze ans et lui plus du triple. J’avais l’impression d’être un adulte, c’était chouette.

Il y a deux ans à peu près, Henri a commencé à aller mal, genre pas bien du tout et puis on a vite su que c’était un cancer. Henri, il était un peu chiant parce qu’il voulait pas qu’on vienne le voir, ni chez lui, ni à l’hôpital pendant les séances de chimio. Mais je suis resté en contact et on jouait aux échecs par e-mail ou par SMS. J’avais mon plateau sur mon bureau et je bougeais mes pièces, et les siennes aussi du coup, une, deux, trois fois par jour, aux rythme des messages. Parfois moins souvent quand ça n’allait pas.

Et puis vers la fin de septembre quand on pensait que ça commençait à aller mieux, tout s’est dégradé, très vite, très fort et un matin, alors que je sortais du métro en allant à l’université je reçois un coup de téléphone de ma mère. Brigitte vient de l’appeler. Henri vient de mourir. Il faisait beau. Je me suis assis par terre et je suis resté là une heure à retourner ça dans ma tête et à essayer de réaliser, et puis je suis allé en cours, et puis après ça au travail. Et je faisais comme si de rien n’était mais dedans moi, c’était le bordel. Je savais que ça n’allait pas, mais ça, je ne m’y attendais pas. C’est con comme ça surprend la mort. Et puis je m’en suis voulu de ne pas avoir insisté auprès d’Henri pour qu’il veuille bien que je lui rende visite, parce qu’à ce moment là, ça faisait un an que je ne l’avais pas vu. Quand je suis allé chez lui pour voir son corps, je l’ai à peine reconnu, et j’ai fondu en larmes. Pas juste pleuré, non, vraiment fondu en larme, comme un gamin qui a pris une claque et qui ne comprend pas pourquoi. Et puis après j’ai éclaté de rire sous mes larmes et ma mère m’a regardé un peu bizarrement. Parce qu’Henri, ça l’aurait bien fait rigoler s’il m’avait vu je crois.

Son corps m’arrache enfin les râles du plaisir, et mon dernier soupir…


Tant Pis

Bon. Ce billet n’a pas tellement d’autre but que de vous faire savoir que je suis bien vivant (pour ceux que ça intéresse, et désolé pour ceux qui espéraient le contraire). Je n’ai rien écrit depuis trois mois, certes. Pourtant, ça n’étaient pas les occasions qui manquaient.

Primaires socialistes, auxquelles je n’ai pas voté. Contrairement au PS, je suis socialiste (tu sais, les socialistes de 36 et d’avant, ceux qui avaient Marx et Lénine comme modèle, aujourd’hui on dit communiste, mais c’est du pinaillage), je ne me sentais donc pas légitime pour participer à ces primaires. Il y avait aussi le fait que je ne voulais pas donner un seul de mes euros à ce parti. Et enfin, le problème de la signature de la charte d’adhésion aux valeurs de la gauche. En soi, j’y adhère, mais qu’un parti comme le PS me demande de signer un tel papier pour me laisser voter, je trouve ça fort de café. Le gauchisme, maladie infantile du communisme écrivait Lénine. Tant pis.

J’ai beaucoup tweeté en fait, et la plupart de mes agressions politiques depuis la rentrée se sont faites en tranches de 140 caractères, parfois avec les (x/y) de rigueur, et je te rappelle que si tu n’as pas peur de te faire envahir sous un flot quasi-permanent de conneries inutiles et de private jokes incompréhensibles, tu trouveras (peut être) deux ou trois brèves intéressantes sur ma page twitter. Ceux qui nous suivent tous les deux ont peut être pu me voir moquer sauvagement @Charlyescp, un odieux capitaliste auto-proclamé, quoi que pour avoir regardé sa page twitter en détail, il ne fait pas partie de 1% (pour reprendre la rhétorique des indignés américains) et joue donc contre son propre camp. Il n’en a juste pas (encore) conscience. En gros, pour résumer la chose, il a réagi assez peu finement à une pique balancée à la cantonnade, suggerant que je sois un grand admirateur de Caucescu, ou d’autres sombres dictateurs du même acabit, rouge autoproclamés. Au fait, le mÔssieur râlait parce que comme je ne le suivais pas, il ne pouvait pas m’envoyer de DM pour me prouver que j’avais tort d’être un rouge. Bon, débattre de ce genre de choses, pour moi, c’est en public, tant qu’à faire. Mais une fois que je lui ai envoyé mon adresse e-mail (considerationssansimportance@gmail.com si quelqu’un veut m’envoyer une lettre d’insultes), il a fait le mort. Tant pis.

Sur facebook, j’ai râlé contre Michel Onfray. J’aimais bien Michel Onfray avant. Principalement parce qu’il est anticlérical et que les curés, moi, je peux pas les empaffer. Enfin, je dis les curés, mais c’est la même choses pour tous les imams et tous les rabbins hein. Je suis pas sectaire. Mais quand on donne dans le révisionnisme, et qu’on t’explique tranquillement que les communistes en général, et Guy Môquet en particulier, avant 41 donne dans la collaboration avec les nazis, je débloque un peu. Tout ça pour dire qu’une autre de mes idoles passe de vie à trépas et part rejoindre la fange en décomposition des trous du culs victimes de mon mépris ou de ma haine dénuée de respect, au choix. Tant pis.

J’ai pas dit grand chose sur Charly Hebdo et son numéro de la semaine dernière, sinon que j’ai spammé les commentaires islamistes sur la page facebook par un vers de l’Internationale que j’aime beaucoup: «Ni Dieu, ni César, ni Tribun». Et je pensais avoir retweeté un billet d’un éditorialiste Tunisien qui disait tout le bien qu’il pensait de Charlie Hebdo (pas beaucoup) et celui des fous de Dieu abrutis responsables du bûcher (encore moins) mais en fait, non. Le billet était génial, mais je ne remet plus la main dessus. Tant pis.

Tout ça pour dire que j’ai beau avoir été relativement actifs ces trois derniers mois, à différents points de vue, je n’ai rien produit qui vaille la peine d’être publié ici. Tant pis.

 


Think different…

Quand j’avais neuf ans, j’avais des soucis à l’école. J’étais pas spécialement mauvais élève, mais j’avais du mal à me concentrer. À ne pas partir dans la Lune. Alors j’ai été voir une psy. Et elle a dit que j’étais surdoué. Et j’ai longtemps mis en doute ce…ce diagnostic. D’ailleurs on ne dit plus surdoué pour les enfants, on dit précoce. Mais je n’étais pas particulèrement précoce. Jamais sauté de classe (ces dernières années, j’ai même eu tendance à les repiquer…), pas marché ou parlé tellement plus tôt que la moyenne…

M’enfin, les bouquins que j’ai lu à ce sujet me correspondent plutôt bien alors…

Je suis surdoué donc. Mais je réfute le mot. Je ne suis pas surdoué. Je ne pense pas être plus intelligent que la moyenne. Dans mes mauvais moments j’ai même plutôt tendance à penser que je suis sacrément plus con que la moyenne. Non, je ne suis pas plus intelligent, je suis intelligent autrement.

Je ne fonctionne pas pareil dans ma tête. Un exemple: je me souviens de l’époque où j’apprenais les tables de multiplications. Je ne les apprenais pas, et quand on m’interrogeais et que je mettais dix ans à répondre, ça n’était pas parce que j’essayais désespérément de me rappeler de la réponse, mais parce que je la calculais. Bon, bien sûr, j’ai fini par les savoir. Quoique, pas vraiment. Juste en connaître quelques éléments qui accéléraient mon calcul. Plus tard au lycée, la même chose. Je n’apprenais pas mes théorèmes, sauf les plus élémentaires (Thalès, Pythagore…), je redémontrais mes résultats à chaque fois fois. Forcément, on perd du temps. Forcément, les notes s’en ressentent, parce qu’au lieu de cracher un théorème en deux secondes, tu perds dix minutes à le démontrer. Et ça s’accumule plusieurs fois par devoir. Qu’on n’a plus le temps de terminer. Et je ne comprenais pas pourquoi je n’arrivais pas à terminer mes devoirs surveillés. Et je pensais sincèrement que j’étais mauvais en maths. Ou en toutes ces matières (histoire, français, philo…) où il faut organiser sa pensée, parce que ma pensée, elle ne marche pas comme celle du prof, elle prend pas le même chemin, elle va pas à la même vitesse, et même moi j’arrive pas à la suivre.

Être surdoué, c’est l’enfer…

C’est l’enfer à l’école, parce que tu as beau travailler, tu ne fais pas les choses correctement. Trop de formalité. Pas assez proche du raisonnement développé par le prof en cours, mais que tu n’as pas trop écouté parce que tu étais déjà parvenu à la réponse. Par un autre chemin. Ou alors tu décroches. Tu décroches en cours parce que le prof passe des heures à expliquer aux autres ce que tu as déjà déduit par toi-même. Tu décroches et forcément, quand le prof donne des informations nouvelles, que tu n’as pas déjà déduites par toi même, que tu n’as pas lues ailleurs, à ce moment là tu n’écoutes plus. Tu n’écoutes plus et tu prend du retard. Et tu as tellement l’habitude de rêvasser et de te laisser distraire (ou de te concentrer sur autre chose) que tu n’arrives pas à te mettre au travail et tu accumules le retard. Ou alors tu arrêtes de travailler. Tu arrêtes parce que c’est trop facile et que de mobiliser ton esprit là dessus c’est chiant. Ne me comprend pas mal, ça n’est pas indigne ou quelque chose de ce goût là, c’est juste chiant, ennuyant, pas motivant. Et quand la côte arrive, qu’il faut pédaler pour arriver en haut du col, et ben ce jour là, tu as oublié comment on fait du vélo…

Parfois tu te rattrapes et tout va bien.

Parfois tu finis par décrocher complètement, tu arrêteras la matière à la première occasion (latin ou grec en fin de collège, spécialité à l’inscription au bac quand on en a l’opportunité). Et tu les accumules les échecs. Tu sais l’effet que ça fait à la confiance en soi ?

Être surdoué c’est l’enfer…

C’est l’enfer, parce que si seulement ça n’était comme ça qu’à l’école. Si seulement. Mais si ton raisonnement académique est différent, c’est parce que tu penses différent. Tu ressens différent. Tout le processus qui amène à la production de pensée, qu’il soit rationnel ou émotionnel, est différent. Des fois je ne dis pas, je ne pense pas différent, je pense foireux, cassé, pourri.

Et il y a cette empathie violente envers les autres. Elle est violente, elle t’agresse. Et tu ne sais pas gérer cet afflux d’émotions qui ne vient même pas de toi mais de tous ceux qui t’entourent. Tu ne sais pas le gérer. Et puis être surdoué, ça ne veut pas dire avoir du tact. Tu vois où je veux en venir ? La peur de la gaffe en permanence. C’est tellement envahissant que tu vire à la paranoïa, que tu finis par enfouir cette empathie au plus profond de toi. Tu la fais taire. À tel point que tu ne sais plus l’écouter quand tu as besoin d’elle, que tu finis par paraitre insensible alors que les sentiments te déchirent.

Tu marches tout le temps sur des œufs. Tu ne veux pas passer pour un abruti, ou un mouton, mais tu as peur de passer pour un connard pédant si tu ouvres la gueule et que tu dis ce que tu sais ou que tu penses. On en connait tous des connards pédants, et on préfèrerait tous crever que de leur ressembler. Enfin, peut être pas tous, mais moi si. Et puis il y a ces fois ou tu considères comme aquis que ton interlocuteur sait une chose X ou une autre Y parce que toi tu le sais, et que ça te semble tellement évident que tout le monde le sait que tu finis par en passer par un connard méprisant…

Tu sais pas gérer les gens, tu les comprends pas. Tu les ressens, mais tu comprends rien, queue dalle, pas l’ombre du début du commencement de quelque chose. À la limite de l’autisme. Et les vrais amis, ceux que tu arrives à comprendre, ceux là tu les comptes sur les doigts d’une seule main, et tu remercies la vie, ou le destin, ou Dieu, selon tes croyances, tu remercies ça, pour t’avoir permis de rester au contact suffisament longtemps pour réussir à établir cette relation.

J’entend des gens dire qu’ils aimeraient bien être surdoué, qu’ils en auraient pas autant chié à l’école, que leur boulot serait plus facile, que tout serait plus facile. Tu sais pas putain, tu sais pas l’enfer que c’est, tu sais pas comme je parfois je déteste ce que je vois plus comme une malédiction que comme une bénédiction, tu sais pas comme dans mes rêves les plus fous je suis dans la norme. L’herbe est toujours plus verte…


Saveurs multiples

Où il sera question de ma peur du partage…

[Illustrations #NSFW]

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