Exerstyles de cice

Deux exercices, proposés par deux fellow twittereuses et discrètement transmis via formspring d’abord en deux et puis en un. Deux exercices liés donc. Alors allons y. Posons une petite convention quand même: dix lignes: c’est dix lignes de l’éditeur de texte WordPress, avec ma résolution d’écran standard (1440×900), d’accord ?

Raconte tes 15 dernières années en 10 lignes

Déjà 15 ans en 10 lignes, c’est chaud t’as vu ? Ça fait moins d’une ligne par an, surtout qu’avec cette introduction, je gâche encore de l’espace. C’est voulu t’as vu, j’aime la difficulté. Il y a 15 ans, je termine mon CP juste après un déménagement. Tout va plutôt bien, même si les 4 années à venir je vais fermement m’emmerder à tel point qu’en 1998 une psy affirmera que je suis surdoué. Le doute me taraude encore mais je n’y crois pas vraiment. Arrivera alors le collège qui se déroulera sans évènement majeur, ni en bien, ni en mal, ni en dedans, ni en dehors, et fondu dans la masse, j’arrive au lycée après les 4 années réglementaires. Se découvre à mes yeux ébahis une nouvelle définition du mot enfer. Enfer qui durera deux ans, jusqu’à ce que je redouble après une année d’internat qui m’aura apporté des amis et du self-esteem. La suite est connue: 2006, grandes manifs anti-CPE. Autres amis, autres perspectives et surtout surtout: Elle. Le problème, c’est qu’Elle ne veut pas être Elle. J’en baverais, mais passons. Un bac (B+Euro teuton) et un départ en médecine. L’enfer à nouveau, mais différent. Et puis mon départ pour là bas. À cause d’Elle (entre autres). Cure intensive de plans cul sans lendemains, qui réussit, et travail (un peu) pour valider la L1. Et puis déménagement, colocation, et la période d’abstinence depuis. Subie et pas choisie, certes, mais on s’en accommode. Un an de plans cul réguliers m’ont gonflé, royalement. Et soudain, c’est le drame. Gros échec étudiant, retour à Lille chez les parents, et travail pour valider quelques matières… 10 lignes, fini…

Définis-toi en quelques lignes

Alors là Jane (puisque c’est ainsi que tu as choisis de t’appeler) tu es dure. Parce que ce que tu m’as pondu sur formspring, c’est certes instructif, mais ça n’est pas juste «quelques lignes»: c’est un pavé. Alors que faire ? Plus long ? Plus court ? Allez, j’improvise, on verra bien si ça marche.

Et soudain, c’est le drame. Quelques lignes pour me définir. Alors qui je suis sous les dehors du connard qui écrit ce blog en crachant sur tout et n’importe quoi ? Déjà, je suis un peu un connard. Cracher sur tout et n’importe quoi ça me plait, je suis comme ça, un peu (beaucoup ?) péremptoire. C’est d’autant plus jouissif que le n’importe quoi en question est généralement apprécié. Mais pas que. Je crois que je suis geek, mais coder me fait chier. J’aime bien écrire un petit script en python ou en bash de temps en temps pour me maintenir en forme, mais sinon, fuck. J’ai plusieurs addictions: café, cigarette, chocolat, musique et amertume. Je suis donc souvent amer dans mes propos, mais au fond de moi, je suis très romantique et plein de rêves tous plus fous les uns que les autres. Je suis un paradoxe vivant dans mes opinions (j’ai du mal à choisir entre rouge et noir, comprendra qui pourra) et en plus de ça, je suis très intolérant (à la connerie principalement, la vraie, pas l’immaturité déguisée). J’ai une empathie assez violente envers mon entourage proche ou lointain, empathie que je m’efforce de réduire au silence car elle me rend fou. Je suis passionné et perfectionniste, ce qui me pousse à vivre à cent à l’heure ou pas du tout. J’ai plus ou moins arrêté la guitare à cause de mes difficultés et j’essaie de me convaincre de reprendre. Je suis aussi malade, mais je ne m’épanche que rarement sur le sujet, peut être la dernière trace de pudeur qui me reste. Et peut être aussi que la maladie étant discrète, je me suis fatigué de l’expliquer à tout le monde, alors je la cache. Je crois que j’ai dépassé les quelques lignes citées plus haut, et c’est un autre de mes traits de caractères: je m’efforce de parler le moins possible, mais quand je parle, je pars très loin et change souvent de sujet sans qu’on s’en aperçoive. «De quoi on parlait déjà ?» est une question qui revient souvent dans les discussions que je peux avoir avec les uns et les autres. Je suis malade alors je pratique peu de sport en dehors du ski annuel, mais quand je le peux, j’aime marcher, longtemps (deux, trois jours) ou nager, beaucoup (un, deux kilomètres), que ce soit pour mon plaisir, pour me vider la tête, ou pour préparer la saison de ski. Je suis quelqu’un qu’on aime ou qu’on hait, dont on apprécie l’opinion ou au contraire qu’on méprise, mais entre les deux, jamais de demi-mesures. J’aime la bière rousse plus que la blonde, et la brune plus encore et si je ne devais boire qu’un seul alcool, ce serait du whisky d’Islay, si étrange dans ses arômes, plein de tourbe et de fumées, riche des embruns salés de la mer qui l’entoure et de l’amour des gens qui le distillent. Je lis (beaucoup), j’écris (moins) et j’aime partager. Par dessus tout, j’aime partager. Enfin, j’aime aimer et je cherche encore celle qui sera capable d’épancher ce trop plein d’amour qui déborde de mon cœur.

Le respect de la consigne de cet exercice est donc un bon gros FAIL dans le sens où j’ai échoué à faire court, mais une réussite je pense dans la mise à nu. Oui ? Non ?


5 responses to “Exerstyles de cice

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :