Archives mensuelles : mai 2010

Exerstyles de cice

Deux exercices, proposés par deux fellow twittereuses et discrètement transmis via formspring d’abord en deux et puis en un. Deux exercices liés donc. Alors allons y. Posons une petite convention quand même: dix lignes: c’est dix lignes de l’éditeur de texte WordPress, avec ma résolution d’écran standard (1440×900), d’accord ?

Raconte tes 15 dernières années en 10 lignes

Déjà 15 ans en 10 lignes, c’est chaud t’as vu ? Ça fait moins d’une ligne par an, surtout qu’avec cette introduction, je gâche encore de l’espace. C’est voulu t’as vu, j’aime la difficulté. Il y a 15 ans, je termine mon CP juste après un déménagement. Tout va plutôt bien, même si les 4 années à venir je vais fermement m’emmerder à tel point qu’en 1998 une psy affirmera que je suis surdoué. Le doute me taraude encore mais je n’y crois pas vraiment. Arrivera alors le collège qui se déroulera sans évènement majeur, ni en bien, ni en mal, ni en dedans, ni en dehors, et fondu dans la masse, j’arrive au lycée après les 4 années réglementaires. Se découvre à mes yeux ébahis une nouvelle définition du mot enfer. Enfer qui durera deux ans, jusqu’à ce que je redouble après une année d’internat qui m’aura apporté des amis et du self-esteem. La suite est connue: 2006, grandes manifs anti-CPE. Autres amis, autres perspectives et surtout surtout: Elle. Le problème, c’est qu’Elle ne veut pas être Elle. J’en baverais, mais passons. Un bac (B+Euro teuton) et un départ en médecine. L’enfer à nouveau, mais différent. Et puis mon départ pour là bas. À cause d’Elle (entre autres). Cure intensive de plans cul sans lendemains, qui réussit, et travail (un peu) pour valider la L1. Et puis déménagement, colocation, et la période d’abstinence depuis. Subie et pas choisie, certes, mais on s’en accommode. Un an de plans cul réguliers m’ont gonflé, royalement. Et soudain, c’est le drame. Gros échec étudiant, retour à Lille chez les parents, et travail pour valider quelques matières… 10 lignes, fini…

Définis-toi en quelques lignes

Alors là Jane (puisque c’est ainsi que tu as choisis de t’appeler) tu es dure. Parce que ce que tu m’as pondu sur formspring, c’est certes instructif, mais ça n’est pas juste «quelques lignes»: c’est un pavé. Alors que faire ? Plus long ? Plus court ? Allez, j’improvise, on verra bien si ça marche.

Et soudain, c’est le drame. Quelques lignes pour me définir. Alors qui je suis sous les dehors du connard qui écrit ce blog en crachant sur tout et n’importe quoi ? Déjà, je suis un peu un connard. Cracher sur tout et n’importe quoi ça me plait, je suis comme ça, un peu (beaucoup ?) péremptoire. C’est d’autant plus jouissif que le n’importe quoi en question est généralement apprécié. Mais pas que. Je crois que je suis geek, mais coder me fait chier. J’aime bien écrire un petit script en python ou en bash de temps en temps pour me maintenir en forme, mais sinon, fuck. J’ai plusieurs addictions: café, cigarette, chocolat, musique et amertume. Je suis donc souvent amer dans mes propos, mais au fond de moi, je suis très romantique et plein de rêves tous plus fous les uns que les autres. Je suis un paradoxe vivant dans mes opinions (j’ai du mal à choisir entre rouge et noir, comprendra qui pourra) et en plus de ça, je suis très intolérant (à la connerie principalement, la vraie, pas l’immaturité déguisée). J’ai une empathie assez violente envers mon entourage proche ou lointain, empathie que je m’efforce de réduire au silence car elle me rend fou. Je suis passionné et perfectionniste, ce qui me pousse à vivre à cent à l’heure ou pas du tout. J’ai plus ou moins arrêté la guitare à cause de mes difficultés et j’essaie de me convaincre de reprendre. Je suis aussi malade, mais je ne m’épanche que rarement sur le sujet, peut être la dernière trace de pudeur qui me reste. Et peut être aussi que la maladie étant discrète, je me suis fatigué de l’expliquer à tout le monde, alors je la cache. Je crois que j’ai dépassé les quelques lignes citées plus haut, et c’est un autre de mes traits de caractères: je m’efforce de parler le moins possible, mais quand je parle, je pars très loin et change souvent de sujet sans qu’on s’en aperçoive. «De quoi on parlait déjà ?» est une question qui revient souvent dans les discussions que je peux avoir avec les uns et les autres. Je suis malade alors je pratique peu de sport en dehors du ski annuel, mais quand je le peux, j’aime marcher, longtemps (deux, trois jours) ou nager, beaucoup (un, deux kilomètres), que ce soit pour mon plaisir, pour me vider la tête, ou pour préparer la saison de ski. Je suis quelqu’un qu’on aime ou qu’on hait, dont on apprécie l’opinion ou au contraire qu’on méprise, mais entre les deux, jamais de demi-mesures. J’aime la bière rousse plus que la blonde, et la brune plus encore et si je ne devais boire qu’un seul alcool, ce serait du whisky d’Islay, si étrange dans ses arômes, plein de tourbe et de fumées, riche des embruns salés de la mer qui l’entoure et de l’amour des gens qui le distillent. Je lis (beaucoup), j’écris (moins) et j’aime partager. Par dessus tout, j’aime partager. Enfin, j’aime aimer et je cherche encore celle qui sera capable d’épancher ce trop plein d’amour qui déborde de mon cœur.

Le respect de la consigne de cet exercice est donc un bon gros FAIL dans le sens où j’ai échoué à faire court, mais une réussite je pense dans la mise à nu. Oui ? Non ?


La bière, le pamplemousse et le chocolat

Il était une fois une saveur, une saveur mal-aimée. Une saveur un peu particulière, à la fois rafraichissante, mais en même temps suffisamment désagréable pour qu’on se serve de son nom pour définir tout un panel d’émotions négatives. Enfin, désagréable, il fallait le dire vite. Avec un peu d’éducation finalement, l’amertume est un délice.

Souviens-toi quand tu avais 2 ans et demi, que ton Papa prenait la poudre de cacao Van Houten, et qu’il la fouettait de longues minutes durant dans la casserole de lait au bord de l’ébullition. Et là, après avoir versé la savante préparation dans le biberon, il te demandait si tu voulais du miel. T’en rappelles-tu comme tu hochais frénétiquement la tête de droite à gauche ? Non, non, non, mon Papa, pas de miel, pas de sucre dans mon amertume chocolatée !

Et puis, avec le Welsch, quand ta maman te laissait tremper les lèvres dans son verre de gueuze, alors que tu n’avais pas six ans, qu’elle était astringente l’amertume. Tu te souviens comme tu faisais la grimace ? Oui, l’amertume, c’est difficile au début, et puis ça surprend.

Mais après des litres et des litres d’immonde despé, avalés sur une période de plusieurs années, tu t’en souviens comme tu l’as appréciée la première gorgée de bière, la première qui a compté ? Ça n’était que de la Heineken, mais malgré tout, son amertume faiblarde, t’en souviens-tu comme elle t’a désaltéré au milieu de cet été à Athènes ?

Et quand elle t’a dit que cette nuit là, si tu étais passé à l’attaque, elle se serait donnée, t’en rappelles-tu de l’amertume qui te remplit, alors que le souvenir de cette nuit t’envahit, où dormant avec elle dans tes bras, tu n’as rien tenté, parce qu’une heure encore avant, elle te disait que non, elle ne voulait être rien de plus qu’une amie.

L’amertume et moi, c’est toute une histoire. Tout d’abord parce que cette saveur si particulière, si étrange aux sens, dont on ne sait jamais à l’avance si elle sera agréablement rafraichissante, ou au contraire, si elle nous arrachera les papilles en une torture sans nom. Et puis ces quatre dernières années, l’amertume et moi, c’était plus qu’une simple question de goût, c’était une way-of-life, c’était le sentiment dominant, celui qui pilotait toutes mes actions, et celui qui pilote encore (parfois, seulement parfois) dans mes prises de décisions, tant je me suis senti ravagé par divers évènements.

Gin & Tonic

Blue Lagoon

Americano

Chose

Picon Bière

Kilkenny


Je met un string, je me peins en bleu, et je me casse sur Pandora

Mais en fait, non.

J’ai (enfin) vu Avatar de Cameron (en 2D). Et bof. C’est un blockbuster sympa, mais un blockbuster quand même, ce dont je ne suis pas fana. Mes reflexions sur ce film donc.

Il y a quelques répliques sympas. J’aime particulièrement quand la nana dans son hélico en peintures de guerres balance deux ou trois coups de minigun et marmonne «I’m not the only one who’s got a gun, bitch» ou quand le méchant colonel dit «Time to wake up !». Mais sinon, c’est effectivement, comme j’avais pu le lire sur internet, très similaire à Pocahontas. Bon, en même temps, j’avais vu l’image bien avant le film donc peut être je suis biaisé.

Par contre, j’ai bien kiffé les hélicos, qui ressemblent quand même drôlement à des Apaches (pour les hélicos de combat) ou à des Black Hawks (pour les transports légers. Voulu, pas voulu ? En tout cas m’est avis que s’il y a eu maquette à l’échelle 1:1, ces modèles réels ont servi pour la conception. Sinon, il y a les gros dumpers, et là, j’ai relevé une belle incohérence: ils ont un train moteur de deux essieux à l’arrière et un train directeur(/moteur ?) d’un seul essieu à l’avant. Et ça c’est des conneries par contre: pour une maniabilité et une stabilité portées à  leur maximum, ces véhicules ont seulement quatre essieux dans la vraie vie, parce que six essieux, ça fait un trop grand empattement.

M’enfin, je reviens sur les hélicos, pendant tout le film, je me suis demandé si cette configuration est viable aéronautiquement parlant. Pour rappel: deux rotors contrarotatifs sur chaque flanc, placé en V léger, avec un aileron arrière en V (ça, c’est bon, parce que ça minimise les commandes de vol, même si ça rend le pilotage plus ardu). Y a pas un ingénieur pour nous calculer ça les mecs ?


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