Les oubliés de la décennie

Je voulais revenir sur le Top 10 de la décennie que j’ai posté Jeudi.

En effet, construire un classement musical d’une telle envergure (choisir seulement dix albums sur seulement dix ans) n’a pas été super facile et il y a de nombreux oubliés qui méritaient d’en faire partie. Voici donc certains que j’aimerais citer en vrac et dans le désordre:

Is There Anybody Out There ? The Wall Live 1980-81 (Pink Floyd)

Cet album du Floyd est le live de la tournée de l’album The Wall. Tournée assez ironique en soi, je vous en laisse juge: Jouer en concert un album écrit pour, entre autres, exprimer votre dégout de vos propres concerts. Mais enfin. Cet album est sorti en 2000 et se qualifiait donc très bien pour ce classement, mais des indices ça et là sur le net m’ont conduit à penser qu’il était déjà sorti dans les années 1980, même si on n’en trouve aucune trace sur Wikipedia, sur nombres de sites de fans, ou encore même dans le livre de Nick Mason qui constitue LA référence à propos du groupe. Peut être en Bootleg, je ne sais pas. Quoi qu’il en soit, ces doutes m’ont conduit à éjecter cet album du classement (better safe than sorry) qui s’était hissé à la seconde place avant que ne surviennent les doutes en question. Cet album, le dernier du Floyd, est constitué des pistes de The Wall en live, et uniquement des pistes de The Wall (incluant cependant diverses pistes écrites pour lui mais coupées au montage). Il est infiniment mieux que l’album original, tout simplement parce que c’est le même, en live. C’est l’album qui m’a fait re-aimer le Mur après que celui-ci soit férocement descendu dans mon estime après que je me sois intéressé au reste de la discographie du groupe. En effet, sans attendre les sommet de médiocrité de The Final Cut, sorte de complément à celui-ci sur la base du film, The Wall n’est pas, et de loin, un des meilleurs albums du Floyd, alors que Is There… fait indubitablement partie du quinté gagnant avec Delicate Sound of Thunder, Animals, Wish You Were Here et Dark Side of the Moon (ex-æquo avec A Momentary Lapse of Reason).

Debout La D’dans (Ministère des Affaires Populaires

Le premier album du M.A.P. fera date dans l’histoire du hip-hop francophone, ne serait-ce que pas une seule piste n’est gangsta-like comme on en trouve beaucoup trop dans le rap FR ou US de nos jours. Ensuite, les textes, les identités nationales et régionales qui en ressortent, ainsi que les choix instrumentaux, font que cet album est une pure merveille. Une plume comparable à celle d’Akh (IAM), des reprises magnifiques (pas sur l’album, pity…), le MAP ne figure pas dans le classement, non pas parce qu’il ne le mérite pas, mais parce que d’autres le méritent plus.

Des Visages Des Figures (Noir Désir)

Le dernier Noir Dés’, sorti en 2001 entamait très fort la décennie, avec un album tout en douceur par rapport aux précédents, aux textes beaucoup plus aboutis et beaucoup plus matures (et rien que ça, c’est un exploit…) Des visages et des figures a bien failli le faire dans ce classement et c’est avec lui qu’un petit merdeux comme moi les a découvert à l’age de même pas 13 ans.

Hullabaloo (Muse)

Le double album Hullabaloo de Muse est lui aussi un des meilleurs de la décennie, et sans aucun doute le meilleur album du groupe, toutes catégories confondues. Il se compose d’un disque studio, compilation de B-sides déjà sorties sur des singles mais pas sur les albums, ainsi que d’un disque live, tout juste postérieur au très bon Origin of Symmetry dont il reprend une bonne partie des titres. Cet album est assez méconnu (quoique, pas par les fans) en raison de son contenu, quasiment, sinon aucune piste originale, de sa date de sortie, juste après Origin… et du contexte de la sortie, le groupe tout juste à avoir du succès commercialement et n’était pas (encore) la machine de guerre qu’on connait aujourd’hui.

Black Cat Bone (Lee Rocker)

Black Cat Bone est le dernier album solo de Lee Rocker, sorti en 2007. Si vous ne savez pas qui est Lee Rocker, c’est un (contre-)bassiste qui a joué pour de divers groupes dont, entre autres, The Stray Cats, Phantom Rocker & Slick, The Tomcats, The Swing Cats… C’est un concentré de rockabilly sauvage et déjanté qui reprend tous les thèmes chers au rock’n’roll des origines comme les filles, la jeunesse, la vie d’artiste, la bagarre, l’alcool, le sexe, ainsi que cette touche de musique noire qui fait retrouver des chansons parlant d’exclavage (Sold Us Down The River) ou encore la fatalité (Sometimes You Win).


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